La crise de la quarantaine : et si c’était plutôt une réaffirmation de soi ?
On parle beaucoup de la fameuse « crise de la quarantaine ».
Dans l’imaginaire collectif, elle est souvent caricaturée : changer brutalement de vie, remettre son couple ou son travail en question, vouloir retrouver sa jeunesse, modifier son apparence ou ressentir soudainement le besoin de tout bouleverser.
Mais si nous changions notre regard ?
Et si cette période n’était pas forcément une crise, mais parfois une profonde réaffirmation de soi ?
À 40 ans, nous ne sommes plus la personne que nous étions à 20 ans
À 20 ans, nous construisons beaucoup notre identité à travers ce qui nous entoure.
Nous avançons avec notre éducation, les attentes familiales et sociales, le regard des autres, nos premières expériences et l’idée de ce que devrait être une vie « réussie ».
Puis les années passent.
Nous faisons des choix. Nous construisons une carrière, une famille, des relations, des habitudes et une certaine image de nous-mêmes.
Et pendant longtemps, nous pouvons avancer ainsi sans réellement nous demander :
« Est-ce que tout cela me correspond encore ? »
Autour de la quarantaine, cette question peut devenir beaucoup plus présente.
Le passage du « je dois » au « je choisis »
Il arrive un moment où certains « je dois » deviennent lourds.
Je dois être comme ceci.
Je dois faire plaisir.
Je dois être raisonnable.
Je dois répondre aux attentes.
Je dois continuer parce que j’ai toujours fait ainsi.
Je dois être la personne que les autres connaissent.
Et progressivement, une autre petite voix peut apparaître :
« Mais moi, qu’est-ce que je veux ? »
Cette question peut être déstabilisante, mais elle peut aussi être incroyablement saine.
Parce qu’elle marque parfois le passage du « je dois » au « je choisis ».
Nous connaissons mieux nos limites
Avec l’âge et l’expérience, nous apprenons aussi ce que nous ne voulons plus.
Certaines relations ne nous conviennent plus.
Certains comportements que nous acceptions auparavant deviennent difficiles à tolérer.
Nous ressentons davantage le besoin de poser des limites.
Nous pouvons avoir moins envie de nous justifier, de plaire à tout le monde ou de rentrer dans une case.
Et cela peut surprendre notre entourage.
Lorsque quelqu’un qui s’est beaucoup adapté commence à dire non, ceux qui étaient habitués à l’entendre dire oui peuvent parfois penser qu’il a changé.
Et c’est vrai.
Il a peut-être changé.
Mais changer ne signifie pas nécessairement aller mal.
Cela peut aussi signifier se respecter davantage.
Une envie de retrouver ce qui nous fait vibrer
La quarantaine peut également réveiller une question essentielle :
« Qu’est-ce qui me rend réellement vivant(e) ? »
Des passions laissées de côté peuvent revenir.
Des rêves oubliés refont surface.
Une reconversion professionnelle peut devenir envisageable.
Nous pouvons avoir envie de voyager davantage, d’apprendre quelque chose de nouveau, de prendre soin de notre corps ou simplement de remettre davantage de plaisir dans notre quotidien.
Ce n’est pas nécessairement vouloir redevenir jeune.
C’est parfois réaliser que le temps est précieux et décider de vivre davantage en accord avec soi-même.
Se détacher progressivement du regard des autres
C’est peut-être l’une des plus belles évolutions de cette période.
Avec les années, nous pouvons commencer à comprendre une chose essentielle :
nous ne serons jamais la bonne personne pour tout le monde.
Alors pourquoi passer notre vie à essayer de l’être ?
S’affirmer ne signifie pas devenir égoïste ou ne plus tenir compte des autres.
Cela signifie pouvoir dire :
« Voilà qui je suis. »
« Voilà ce qui est important pour moi. »
« Voilà mes limites. »
« Voilà ce que je choisis pour ma vie. »
Et accepter progressivement que tout le monde ne comprendra pas forcément nos choix.
Une libération plutôt qu’une crise
Bien sûr, la quarantaine peut aussi être une période de questionnements difficiles. Certaines personnes traversent de véritables souffrances, des séparations, des deuils, de l’anxiété ou une perte de repères qui méritent d’être accompagnés.
Il ne s’agit donc pas de romantiser toutes les difficultés de cette période.
Mais se remettre en question n’est pas en soi un problème.
Changer n’est pas nécessairement un problème.
Avoir de nouvelles envies n’est pas un problème.
Poser des limites n’est pas un problème.
Et décider que certains aspects de notre vie ne nous correspondent plus n’est pas forcément une crise.
Cela peut être une évolution.
Une réappropriation.
Une réaffirmation.
Une libération.
Et si 40 ans était finalement l’âge du « je suis » ?
Peut-être que la quarantaine nous invite simplement à enlever progressivement les différentes couches accumulées au fil des années.
Ce que l’on attend de moi.
Ce que je devrais être.
Ce que les autres vont penser.
Ce que j’avais imaginé à 20 ans.
Pour revenir à une question beaucoup plus simple :
Qui suis-je aujourd’hui ?
Et surtout :
Quelle personne ai-je envie d’être pour la suite ?
Alors, plutôt que de parler systématiquement de « crise de la quarantaine », j’aime l’idée de parler de réaffirmation de soi.
Parce qu’il faut parfois avoir vécu quarante années pour avoir enfin le courage de dire :
« Je sais davantage qui je suis. Et maintenant, je m’autorise à l’être. »
Au Cabinet Moya, je vous accompagne à vous reconnecter à qui vous êtes vraiment, à reprendre votre place, à vous réaffirmer… et surtout à oser briller sans vous excuser d’être vous. ✨
Cabinet Moya


